La sélection rap de la fin de l’année (FR - US)

C’est bientôt Noël, et comme tout le monde, vous commencez à flipper parce que vos oreilles s’habituent à ces horribles chansons de Noël reprises à toutes les sauces. Un seul antidote, une bonne dose de rap. Voici 10 médicaments :

RAP FRANCAIS

Wakos Music feat. Fisto - All I need

Ce qui frappe d’abord, c’est ce sample envoûtant qui vient placer le tableau : Un soleil teinté de brouillard matinal, la tête embrumée par les vapeurs d’alcool. Ensuite on se laisse botter le cul par Ypsos, Rob et Fisto qui kickent là où ça picote.

"J’veux pas vous paraître light, mais j’vous laisse en jet-lag / Mon son à cinq ans d’avance, quand l’reste de la France est en iench’, bloqué en escale."

Fenix - Tant que j’en ai le courage

Une voix qui respire des joints de barbare. Un flow ultra-émotif. Fenix vide ses tripes sur un sample de piano basique et efficace. Recette classique ? Ouais, mais le MC fait toute la différence.

"Y’a pas mal de jours sans, mais quelques jours avec aussi / Chaque virage se prend, tout dépend comment tu le négocies."

FSpecial - Nos richesses

Je connais rien de ce mec, juste ce titre. Mais rien que ce flow me rappelle la meilleure époque du rap du 18ème. Avec un thème qui fait écho à “Rien ne nous appartient" de Flynt.

"Nos richesses sont nos compétences, nos convictions, le manque de fric, ses conséquences, nos différentes vies et leur condition."

AL- Tout seul

AL, c’est le mec qui fait mal. Textes bourrés de métaphores peu communes, phrasé simple et technique, thèmes choisis à la pince à épiler. Selon moi la meilleure plume du rap français. Il rappe pas, il parle. La tuerie musicale derrière ? Signée Vinz Vega.

"Mon rap voudrait un édifice, ma mère voudrait un petit fils."

K.Oni & RezO - J’arrive

Le genre de morceau un peu à l’ouest, plutôt du genre freestyle, accompagné d’une vidéo simple et concrète. On se laisse couler tout doucement dans le béton qui durcit. Et on reste coincé là, le cerveau blindé d’images sur cette prod épique.
Et ça résonne comme une intro qu’on se met en boucle.

"La seule fois que j’ai eu du buzz, mon micro était mal branché."

RAP US

Alpoko Don - All I know

La dernière fois que quelque chose avec si peu d’instrument m’a autant pris, c’était en découvrant Loïc Lantoine, ce foutu génie. Ok, ça fait un petit bout de temps qu’Alpoko Don à fait le buzz avec son freestyle sur son perron, avec pour seul beat un stylo tapé sur la barrière.
Bref, c’est tout le blues de la Nouvelle Orléans que j’entends dans cette voix rauque.

The Coup - The magic clap

Juste parce que Boots Riley peut remettre un peu de soleil dans cet hiver et faire danser ta grand-mère au réveillon. Pas du hip-hop ? Et ben si, les deux pieds dedans.

Oddisee - Paralyzed

L’ultra-talentueux Oddisee affirme encore son génie : en mélangeant la soul d’Aretha Franklin et le folk émouvant de Bon Iver, le producteur de Washington livre une balade sur la passion et l’effort, dont Boniverful (?), un artiste youtuber, a brillamment illustré par des ambiances de danse classique.
Sûrement un des meilleurs morceau de hip-hop des dix dernières années.

"Half ass’n 9 out of 10 results in / Crashing, ya drive, pump breaks ya halting"


Shad - Rose Garden

Dans un clip hommage à Pharcyde à moitié monté à l’envers, le canadien Shad fait revivre ce morceau deJoe south :

"I didn’t promise you a rose garden /Along with the sunshine / There’s gotta be some rain sometimes”


Tanya Morgan - Rock the bells

Et puisque Noël c’est aussi les clochettes, pourquoi pas s’écouter Rock the bells, où les deux rappeurs de Cincinnati nous replongent vingt ans en arrière, au find fond de Brooklyn. Prêtons également oreille aux drums insolentes d’Aeon qui font les trois quarts du morceau.

Bonne écoute, et bonnes fêtes.

Pulls de Noël, Putes-Robots et marché au puces de Saint-Eustache.

Il y a quelques années, quand je suis venu à Montréal pour la première fois, une question se posait tous les jours. je me demandais ce qu’étaient ces bandes de plastiques grises sur le capot des voitures. Je ne comprenais pas. Mais alors pas du tout. Puis un jour, quelqu’un vous éclairci comme sur la signification d’un “Mets-en”. Tout devient logique.

J’écoute du rap depuis pas mal d’années, j’ai pas mal fait le tour des différents styles et je prétend être assez passionné pour m’y connaître un minimum. Mais là j’avoue me retrouver devant de nouveaux capots de voiture. Je ne comprend rien au rap québécois.

Tout ce que j’entends, que je vois, est imprégné d’un second degré dont j’ai du mal à mettre le grappin dessus. A chaque fois que je découvre, j’ai l’impression de me faire dépuceler. Que j’aime ou j’aime pas. De quoi ramener certains groupes de rap français les plus indépendants et les plus libres à une musique coincée et démagogique.

Réalisations folles, aucune peur du ridicule, Pulls de Noël, marché aux puces de Saint-Eustache, pute-robots du futur, etc. Je peux pas le nier, les Québecois sont trop loin. Peut-être un peu trop loin.

J’ai donc fait une sélection de quelques clips assez fous que j’ai découvert pour illustrer mon propos trouver de l’aide. La voici :

Je compte sur vous pour m’en faire découvrir de nouveaux, et ce jusqu’à ce que je comprenne.

Neil Dawson, des petits dessins dans le ciel

Il y’a bien longtemps que je n’ai pas publié ici. Sûrement à cause d’un travail prenant, mais ce silence est une bonne nouvelle pour moi. Je croule sous les projets et j’adore ça.

Il y’a quelques mois on m’avait fait découvrir cet artiste et je m’étais promis de le poster ici. Il s’agit de Neil Dawson, un artiste Néo-Zélandais qui voit haut.

Ce sculpteur de 64 ans construit des trompe-l’œil immenses, entre dessin et sculpture, qui, par leur côté irréel, accrochent le cerveau pendant quelques secondes. Faites d’aluminium, ces anamorphoses (images qui ne se voient que d’un seul point de vue) représentent de simples objets illustrés à la manière des comics, suspendus dans les airs.

Ses autres illusions sont à découvrir sur son site !

Merci à Gabrielle pour la découverte.

J’ai visité l’expo des finissants en design graphique de l’UQAM…

Madame Monsieur. Tout simplement.

C’est le nom que les étudiants en design graphique à l’université de l’UQAM ont donné à leur exposition de fin d’étude. Madame Monsieur, comme un passage de la jeunesse à la vie active.

L’identité même de l’expo annonçait la couleur : commencée avec une série de vidéos (sur laquelle j’avais fait un article dans ce blog) qui présentent les étudiants, elle boucle la boucle en montrant la chaise à l’entrée de l’expo, ou le spectateur pouvait prendre place.

Voici donc un résumé de ce que j’ai préféré. Vous pouvez bien sûr voir la totalité de leurs travaux sur très joli site www.madamemonsieur.ca.

Je m’excuse de la qualité des photos, je n’avais qu’un petit objectif pas adapté.

Un grand bravo donc à tous ces étudiants qui ont l’air de s’être donné vraiment à fond, même financièrement. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit du gaufrage, des vernis sélectifs, des papiers rares et du packaging sur des objets uniques. Encore moins dans des travaux d’étudiants.

En définitive, j’ai trouvé les travaux d’une créativité débordante, même si les pièces présentées étaient souvent définies par la tendance hipster, qu’on pourrait appeler “nice art”, c’est-à-dire de la forme sans le fond. Je reste donc sur ma faim pour les concepts de communication. Un petit regret aussi de ne pas avoir vu de travaux de publicité, qui nous auraient montré une facette plus réelle du métier.

Une grosse claque donc pour moi qui n’ai connu en France qu’une école avare et désintéressée de ses élèves. Écoles Françaises, il y’a beaucoup à apprendre en communication chez vos cousins d’outre-atlantique : Ce n’est pas l’école qu’il faut mettre en valeur dans des portes ouvertes minables censées attirer les étudiants, mais vos élèves eux-mêmes. Ce sont eux qui font votre notoriété. Alors gâtez-les.

Poses" est un happening basé sur l’absurdité du monde de la mode. En prenant les poses ridicules des photographies de mode, ces femmes en font une critique directe, en plein dans la réalité. Vu les réactions des passants, je pense que le coup est très réussi. Une oeuvre de Yolanda Dominguez.

(Source : youtube.com)

Volkswagen Amarok Facebook page

Volkswagen utilise Facebook pour une pub interactive vraiment très intelligente. Pour ma part, je trouve que c’est du génie : une idée qu’il fallait avoir, et qui fera des petits à coup sûr.

La photo du jourC’est l’identité de l’édition 2012 du festival ICI L’ONDE. Chaque année une déclinaison de cette identité, mais toujours aussi bluffante. Pour voir celle de 2011,qui est à mon goût encore plus folle, courez sur le site de Thomas Huot-Marchand.
Le site d’Ici L’onde : www.icilonde.whynote.com

La photo du jour
C’est l’identité de l’édition 2012 du festival ICI L’ONDE. Chaque année une déclinaison de cette identité, mais toujours aussi bluffante. Pour voir celle de 2011,qui est à mon goût encore plus folle, courez sur le site de Thomas Huot-Marchand.

Le site d’Ici L’onde : www.icilonde.whynote.com

visualgraphic:

Avenue Tattoo Shop

After Nougatine, it’s my 87th Avenue logo shared by Visualgraphic !

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Avenue Tattoo Shop

After Nougatine, it’s my 87th Avenue logo shared by Visualgraphic !

(Source : visualgraphc)

La photo du jourAntilopes au muséum d’histoire naturelle de New York City.

La photo du jour
Antilopes au muséum d’histoire naturelle de New York City.

Étonnant, non ? Cette courte vidéo fait partie d’une série de teasers qui présentent l’exposition des finissants de l’UQAM en design graphique. Elle s’appelle MADAME MONSIEUR, et c’est une sobre et originale de la présenter, qui nécessite peu de moyens et qui attire la curiosité : Une recette parfaite qui fait que j’ai hâte d’être au 9 mai.

Plus de vidéos et tout le concept sur la page facebook Madame Monsieur.